Affichage des articles dont le libellé est Sardaigne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sardaigne. Afficher tous les articles

lundi 6 août 2012

Sardaigne: mer, soleil & quelques lectures

Nous voici de retour après quelques magnifiques jours de vacances passés en Sardaigne. Après une traversée en ferry (Marseille – Propriano - Porto Torres sur le très beau “Napoléon Bonaparte” de la SNCM)…

IMG_2367

…nous sommes arrivées sur l’île.

Nous avons admiré des panoramas champêtres (route près du village de Baunei)…

IMG_2530

…et marins (route près de Lanusei; route près de Cala Gonone)…

IMG_2521

DSCN1696

….des  roches (Cala Goloritzé; à noter la taille des gens sur la plage par rapport aux roches!)…

DSCN1672

…et des grottes (Grotte de Neptune, Alghero; là aussi noter la taille des gens sur l’escalier!).

DSCN1570

Il y a aussi des coins idéaux pour se relaxer, comme le Camping Orrì sur la côte orientale, avec des jolies petites maisons…

IMAG3699

…juste en face d’une plage propre et pas trop bondée!

IMAG3713

A part prendre le soleil, nager et se reposer…

IMAG3703

…ici on peut aussi voir des belles aubes et des levers de lune nocturnes tels que celui-ci.

P1010035

Et quand on “s’ennuie”, on peut bien sûr lire. A part un bon nombre de quotidiens et de magazines divers et variés (parmi lesquels notre tenons à mentionner notre nouvelle trouvaille, le très drôle et intéressant “Causette”, bimensuel féministe français), on a lu quelques bouquins. Voici les petits comptes rendus des 2 premiers, qui se concentrent sur le monde du crime; il s’agit de:
  • Sapanet, M. (2009). Chroniques d’un médecin légiste. Paris: Jean-Claude Gawsewitch Editeur.
  • Kuhn, A. (2010). Sommes-nous tous des criminels? Charmey: Les Editions de l’Hèbe.
Michel Sapanet nous livre, en 34 chapitres, un extrait poignant de son activité de médecin légiste. Avec un ton qui varie de l’humour au tragique, en passant par le glauque de certains récits d’autopsies, l’auteur réussit à décrire de manière plutôt précise sa profession, et aussi la variété et la complexité des tâches qui s’y relient. Bien que distante de celle d’un romancier professionnel, la prose est quand même assez soignée et le livre mérite d’être lu non seulement pour mieux connaitre ce métier (au delà de “Les Experts”) mais aussi parce que les histoires sont vraies et passionnantes. Il ne nous reste plus qu’à lire la suite!

André Kuhn a quant à lui un but et un style très différents. Ce professeur de l’Université de Lausanne se propose de nous faire réfléchir à propos de ce qu’un entend par “crime”, sur les statistiques criminelles dont on débat dans la presse et sur comment elles sont construites, sur l’adéquation des peines au crime. Ainsi, dans un tout petit livret (97 pages) très bien référencé il nous introduit à des notions telles que la construction sociale des normes, l’universalité de l’existence de sanctions, la stigmatisation négative des criminels, les fonctions morales et utilitaires des peines. Cet ouvrage mérite décidemment d’être lu: non seulement il nous illumine sur des concepts qu’on connait généralement peu et mal, mais en plus (en s’appuyant sur des ouvrages et articles scientifiques) il démolit certains mythes: par exemple, il n’est pas vrai que la télévision est criminogène…mais par contre réparer rapidement les dégâts sur des biens vandalisés diminue le risque d’autres dégradations. Pour en savoir plus sur ses recherches, voir ici.

Puisqu’on parlait de crime et de plages, quittons nous avec la très belle “Il pescatore” de l’italien Fabrizio de André. Bonne route!

Fabrizio de André – Il pescatore

P:S.: L'indication "posté par" ci-dessous est fausse, le post et les photos ayant été réalisés à deux; le problème informatique restant inexpliqué, on essaie de le corriger de manière artisanale en indiquant que toute correspondance pour ce post doit être adressée à "Paola et Sandra"(3ème auteur en haut à gauche). :)

lundi 23 janvier 2012

Archéologie industrielle–Récit de voyage #8

Aujourd’hui, à la veille de mon départ, pour clore en beauté ce voyage en Sardaigne, on est allé voir un petit bijou d’archéologie industrielle: la gare “Tirso”, anciennement partie du réseau à voie réduite duquel on a déjà parlé.

Quand, il y a environ vingt-cinq ans, l’exploitation de cette partie du réseau a cessé, la gare a été abandonnée. La “Stazione Tirso” se trouve en pleine campagne, et elle est devenue un cimetière pour les anciens trains.

1

Le cimetière devient un paradis pour les amants d’archéologie industrielle: des anciennes voitures pour passagers comme celle-ci…

3

…ou celle-ci…

4

…ou encore celle-ci…

5

…côtoient des locomoteurs…

6

…des wagons de transport de marchandises…

7

…et même des wagons-citerne!

8

Dans cette gare-fantôme perdue dans les champs, remplie de voitures rouillées…

9

…l’attention est attirée par les détails: un quai anciennement rempli de voyageurs et désormais désert…

10

…un vieux change manuel…

11

…un poste de conducteur de trains…

12

…une porte ouverte…

13

…des sièges passagers…

14

…un vieux registre de la compagnie ferroviaire.

15

Et si on regarde autour, on peut même voir une petite église laissée à l’abandon…

16

…ainsi qu’une ancienne école primaire.

18

Sur ce dernier récit de voyage (du moins, pour cette fois-ci), mes vacances se terminent. Pour nous quitter, voici un dernier coucher de soleil sarde…

19

…et une chanson sur les voyages et les gares, Homeward Bound de Paul Simon & Arthur Garfunkel. Bonne route!

Homeward Bound, Simon & Garfunkel, 1965

mardi 17 janvier 2012

Encore des panoramas sardes–Récit de voyage #5

Aujourd’hui commence ma dernière semaine de congé: ici il fait toujours beau, mais froid…bref, le temps idéal pour se balader.


Cet après midi on a donc pris la direction du lac de Is Barrocus (ou aussi Is Borrocus, ou San Sebastiano), un lac artificiel près de la commune de Isili.

Image de carte

La première chose que l’on voit, ce sont les ruines de l’ancienne voie étroite (ligne Isili-Sorgono) désormais abandonnée pendant les mois d’hiver: on peut même marcher dessus!

IMAG1910

IMAG1912

Le panorama du lac est plutôt agréable, sans trop de constructions et avec une végétation florissante.

IMAG1917

La construction la plus particulière est une petite église (probablement celle de Saint Sébastien), perchée sur une petite ile au milieu du lac.

IMAG1936

Tout autour du lac, des nombreuses routes goudronnées se jettent dans l’eau: ce sont les anciennes routes de la zone, qui ont été submergées suite à la création du lac en 1991.

IMAG1907

On peut cependant toujours emprunter certaines de ces routes pour s’approcher de l’eau et contempler le paysage (se baigner dans les lacs tel celui-ci est pratiquement impossible, au vu de leurs lits très raides).

IMAG1935

Aux alentours du lac, des vertes campagnes composent un paysage collinaire…

IMAG1944

…où il n’est pas rare de profiter de couchers de soleil comme celui-ci

IMAG1939

(j’ai pas résisté à la tentation d’insérer deux photos Rire )

IMAG1943

Et pour finir le tour, on est tombé sur l’église de Sant’Elia dans la campagne de la commune de Nuragus, une jolie église rurale avec un jardin, une véranda et un autre bâtiment annexe.

IMAG1956

IMAG1955


IMAG1942

Pour nous quitter, je vous propose la Chanson pour les amis, tirée du dernier album du français Miossec…comme vous pouvez bien le penser, ce sont des mots auxquels je pense quand je reviens sur cette ile… Bonne route!

Miossec, Chanson pour les amis

samedi 14 janvier 2012

Quelques autres panoramas sardes–Récit de voyage #4

L’aspect le plus agréable de se trouver dans une ile est qu’on peut aller à la mer (presque) autant qu’on veut. Aujourd’hui on a donc pris la voiture et on est allé en direction du village de Siniscola pour visiter la côte entre Capo Comino et Berchida.

1

On est donc arrivé à Capo Comino, où il y a un phare et des cols en pierre rougeâtre. Dès qu’on est arrivé, on a vu un étable traditionnel…à 50m de la mer! Surpris

2

Et voilà, enfin, la mer!

3

Il ne s’agissait pas vraiment d’une plage avec du sable doré, mais les roches sont aussi jolies à voir…

4

Il s’agit d’une partie de côte qui se trouve dans une réserve naturelle de l’Etat, donc il n’y a pas de constructions et c’est très peu fréquenté…surtout en hiver!

5

De plus, il y a une flore et une faune incroyablement riches: des oiseaux, des insectes et des petits mammifères vivent dans un environnement de garrigue méditerranéenne: romarin, ciste, myrte, arbousier, immortelle d’Italie….et même du safran – comme celui dans la photo!

7

On a continué la balade, dans les montagnes adjacents la côte…

8

…entourés par un bon parfum d’herbes et buissons méditerranéens (qu’on ne peut pas poster sur le blog! Rire à gorge déployée). On a enfin atteint une petite plage où diner…

9

…et puis encore une autre plage de sable fin, déserte.

10

Sur la route, on a aussi admiré un étang, juste à côté de la plage. On ne dirait pas qu’il se trouve en Sardaigne, n’est-ce pas?

11

Et puis, encore une plage, déserte elle aussi…on n’entendait que le bruit de la mer…ah, le silence, ça fait du bien!

12

Et pour finir, avant de rentrer à la maison, encore un étang: l’étang de Berchida, grand et paisible.

13

Après tant de paix et d’harmonie, quittons nous avec une chanson d'un groupe que j'aime bien, The beach boys: Surfin Safari, en thème marin (changée exprès pour S.L. ;) )! Bonne route!